Mushoku Tensei

Mushoku Tensei

6 janvier 2019 0 Par misaki03

Shonen publié chez Doki Doki en France depuis juin 2017, Mushoku Tensei est tiré d’une websérie intitulée  » Mushoku tensei: isekai ittara honki dasu » ou « Réincarnation sans emploi : j’essaierai sérieusement si je vais dans un autre monde » écrite par Rifujin na Magonote. L’oeuvre transformée en Light Novel dans un premier temps puis adaptée en Manga par Media Factory au Japon en 2014, se voit confiée à Fujikawa Yuka, un dessinateur peu réputé qui va devoir tout de même porter sur lui (elle ?) un titre que Shōsetsuka ni narō, site de publication de romans sur le web, a classé comme websérie la plus populaire du site en terme de nombres de vues.

Ce shonen venu en France sans faire trop de bruit s’est tout de même vendu à 4400 exemplaires à son lancement pour un premier tome qui introduit la franchise sur nos terres, mais qu’en est il du contenu et devez vous y porter attention ? A vous de voir en lisant cet article.

 

Mushoku Tensei est tout d’abord un nouvel isekai dont le marché des mangas voit l’affluence grossir chaque année depuis le triomphe notamment d’un certain Sword Art Online. Un isekai vous demandez vous surement est un genre de manga où les personnages sont transportés dans un monde ou une dimension parallèle, souvent virtuel ou parfois même réel, ce monde reprend bien souvent les codes des jeux vidéo ou de l’héroïc fantasy. Ici avec le manga scénarisé par Rifujin na Magonote nous nous trouvons dans le cas d’un monde parallèle où se mêle magie et chevaliers, sans oublier son lot de créatures elfiques et autre de la panoplie.
Mais avant d’arriver dans ce monde fantastique, nous découvrons l’histoire au côté d’un homme de 34 ans au physique négligé et très rapidement identifié comme étant un NEET (Not in Education Employment or Training) : un marginal plus proche de l’otaku asocial que du simple geek introverti. Ce dernier se voit mis à la porte de son logement suite au décès de ses parents pour lesquels il ne se sera même pas déplacé à l’enterrement par feignantise.  Brimé par tous, seul au monde et apeuré par le monde extérieur qu’il ne connait pas, le néo-sdf va un bref instant trouver une once de courage dans sa pitoyable existence en portant secours à un groupe de jeune qui manque de se faire renverser.

C’est ainsi que mort sur le coup, débute la nouvelle vie du trentenaire. Réincarné en nouveau né dans un monde tout aussi nouveau, le baptisé Rudeus Greyrat se voit offrir une deuxième chance dans un univers incroyable où se mêlent magie et héroïsme. Fils d’une mère magicienne et d’un père épéiste, le jeune homme qui a gardé toute conscience de son ancienne vie ne veut pas reproduire ses échecs passés : fini la couardise et la paresse, il compte bien faire de cette nouvelle chance un départ pour une vie meilleure. Et sa maturité précoce lui sera bien utile dans ce nouveau monde puisqu’il maîtrisera précocement la magie et se fera remarquer pour son talent incroyable.

 

Avec un premier tome bien ficelé, l’auteur met en place les bases d’une histoire à fort potentiel pour les amoureux du genre et trouve un style graphique très accrocheur et précis. Certains pourraient reprocher au titre l’usage des grosses ficelles bien prisée par les shonens, et il est vrai que certains passage sont du réchauffé pour les lecteurs amateurs du genre, mais en aucun cas le titre ne devrait être boudé tant le scénario est prometteur. Si actuellement la série ne compte que 8 tomes en France et 9 au japon, elle ne semble pas partie pour s’arrêter et peut s’appuyer sur un scénario éprouvé dans ses versions Light Novel qui lui assure une solidité scénaristique qui pourrait manquer chez ses concurrents.
Alors manga de l’année ? Non, on a déjà vu mieux sur le plan graphique même si le rendu est flatteur et le scénario ne révolutionne pas le genre, mais les amateurs de manga shonen seront avec ce titre probablement les possesseurs d’une petite pépite plus confidentielle que les autres blockbusters de l’isekai.