Platinum end

Nouvelle licence de Kazé, Platinum End est le dernier né du duo emblématique composé de Tsugumi Oba et Takeshi Obata (Death Note, Bakuman), un gage de qualité qui suscite l’intérêt des fans de manga et qui donne d’emblée l’envie de découvrir leur nouveau shonen en date. Prépublié depuis fin 2015 au Japon ce dernier démontre tout le talent déjà apprécié par le passé et laisse entrevoir de beaux jours à l’œuvre. 

L’histoire prend place au Japon de nos jours où nous découvrons le jeune lycéen Mirai Kakehashi, semblant écrasé par toutes les peines du monde. Son regard est noir et très vite le lecteur comprend que la vie de ce dernier l’accable au point de vouloir en finir. Déterminé à mettre un terme à son existence, le jeune homme monte sur le toit d’un immeuble et se jette dans le vide.
Faveur du destin, il se retrouve alors à voler dans le ciel, porté par une jeune fille doté d’ailes qui vient de lui sauver la vie. Il s’agit d’un ange nommé Nasse, attiré par la détresse du jeune homme elle souhaite lui offrir une deuxième chance dans la vie. Elle lui confère des pouvoirs afin qu’ils puisse vivre heureux et remonter la pente. Mirai se retrouve alors doté d’ailes invisibles lui permettant de voler à une super vitesse sans être vu des autres, d’une flèche magique rouge lui donnant la possibilité de faire tomber quelqu’un amoureux de lui pendant 33 jours et d’une flèche blanche capable de tuer une personne sans laisser de trace.

Quel intérêt pour Mirai qui n’a plus goût à la vie de disposer de telles capacité ? Lui dont les parents sont morts est élevé depuis son jeune âge par sa tante et son mari, il est leur souffre douleur et subit humiliations et sévices quotidiennement. Il n’a plus rien, plus personne. Pourquoi chercher à se battre pour être heureux ? Mais Nasse lui apprend alors une terrible nouvelle, sa famille d’accueil serait en réalité responsable de la disparition de ses parents et de son frère dans un accident. Estomaqué, Mirai ne dispose que d’une seule solution pour découvrir la vérité : faire usage de sa flèche rouge sur eux afin de les pousser à se confesser.
Mais ce n’est pas la seule nouvelle que son ange lui apporte alors : en disposant de ces pouvoirs, Mirai accepte alors de rentrer en compétition pour devenir le nouveau Dieu. Car en réalité Nasse n’est pas le seul ange actuellement sur terre à conférer des pouvoirs à un humain. Ils sont 13, dont la mission est de révéler un candidat ayant perdu goût à la vie afin d’en faire le nouveau Dieu.
Mais attention, il existe plusieurs manière de devenir Dieu avant la date indiquée et l’une d’elle consiste à éliminer les autres concurrents. Très vite notre jeune lycéen va se rentre compte que d’autres candidats se sont aperçu de cet élément et devra faire des choix sur sa façon de concevoir les choses et sur ses aspirations.

Continuera t il à vivre sa vie quotidienne sans faire usage de ces nouveaux pouvoirs ? Cherchera t il à devenir le nouveau Dieu ? Toutes ces questions se coupleront à de nombreuses intrigues lancées par les auteurs de Platinum End, qui ont une nouvelle fois, à la manière d’un Death Note, pondu un scénario assez alambiqué. Proche de leur œuvre culte sur plusieurs plans, Platinum End se révèle à la fois bien construit et malgré tout un peu complexe, étant par moment un peu trop technique sur ses explications ou péchant par excès dans les plans échafaudés par les protagonistes. Graphiquement, le manga est réussi comme ses ainés et ne souffre d’aucune critique selon moi, c’est propre, clair, soigné et dynamique, un régal pour les pupilles.
Il s’agit de ce qui pourrait être un très bon shonen, malgré les petits reproches que je peux lui faire sur le plan scénaristique, et je vous recommande vivement sa lecture si vous avez su apprécier Death Note !

 

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