Beet the vandel buster

Beet the vandel buster

20 mai 2012 0 Par misaki03

Quand les créateurs de la saga Fly reviennent au manga, il y a de quoi créer l’évènement. Et s’ils ne révolutionnent pas le genre shônen avec Beet ils remettent en avant un sens du récit et des valeurs que l’on croyait révolu. Enfants, devenez chasseurs de monstres. Adultes, retrouvez votre âme d’enfant.

Un mangaka est il toujours l’homme d’une seule série ? Facile de trouver dans votre mangathèqu des preuves du contraire comme Rumiko Takahashi (Maison Ikkoku, Ranma 1/2, Inu-Yasha), Tsubasa Hôjô (City Hunter, Cat’s eye, Family Compo) ou Naoki Urasawa (Monster, 20th Century Boys). Pourtant, à y regarder de plus près, les oeuvres cultes se confondent souvent avec leur auteur. Surtout dans les années 90, surtout dans le shônen, Dragon Ball et Akira Toriyama, Saint Seiya et Masami Kurumada, et bien sur Fly et le duo Riku Sanjô / Kôji Inada.
Toriyama profite encore du succès de ses supers guerriers et de ses produits dérivés, et à peine reprend il le crayon pour le design d’un jeu vidéo ou pour s’autoparodier avec Nekojima.

A l’inverse, Kurumada tente tant bien que mal de sortir de nouvelles séries, sur la boxe entre autre, ou même de créer la suite de saint seiya.
Entre ces deux extrèmes, les auteurs de Fly ont choisi la voir du compromis et de la réflexion.
Après 37 volumes et 7 années de dévouement à leur série phara, inspirée à l’origine des jeux vidéo Dragon Quest, ils s’accordent une pause méritée.
Juste revisitent ils l’univers de Dragon Quest dans un one shot et quelques chapitres parodiants Fly.
En france, les aventures du jeune héros sont publiés de 1996 à 1999 chez « j’ai lu », et laissent avant tout le douloureux souvenir d’une adaptation approximative bâclée et parfois scandaleuse.

En 2002 pourtant, après presque 5 ans de silence et alors que personne ne les attendait, le scénariste Riku Sanjô et le dessinateur Kôji Inada reviennent avec un nouveau manga et un nouveau héros, Beet.
Un nom et un titre aussi court que Fly, et ce n’est pas le seul point commun entre les deux oeuvres, puisque avecBeet, les auteurs offrent une sorte de relecture, voire de mise à jour de leur oeuvre maitresse pour les nouvelles générations, et accessoirement pour lecteurs de Naruto.
Sans pour autant trahir l’esprit d’origine.
Ainsi le monde libre est menacé par les Vandels, des démons aux pouvoirs magiques, qui longtemps cachés dans l’obscurité prolifèrent depuis peu et troublent la paix des humains.
Le jeune Beet lui, est faciné par les chasseurs de Vandels -Vandels busters-, et compte bien en devenir un.
Alors qu’une des portes retenant les Vandels est sur le point de céder, et malgrès les réticences de son amie Poala, Beet est bien décidé à rejoindre la troupe de guerriers de Zenon (ya du Gundam dans l’air ^^).

beet 2

En plein entrainement, il tombe de sommeil, et au même moment, Beltorze un puissant Vandel déboule au village.
Beet se réveille en plein combat entre zenom et beltorze, et l’ennemi en profite pour le prendre en otage puis le blesser à mort.
Les 5 guerriers de Zenon n’ont d’autre solution pour le sauver que de réunir leur énergies au risque de perdre le combat. Et avant de disparaitre, ils lui confient qu’il n’est autre que le fils de……….xD
Trois ans plus tard, Poala est devenue une Vandel Buster de niveau LV 21 (eh oui, ils ont des lvl) et doit affronter le Vandel Mugine, une sorte d’affreu crapaud.
C’est le moment que choisi beet pour revenir, plus fort que jamais et doté d’une arme redoutable, le Saïga.

On peut donc vraiment dire que ces deux mangas sont frères, mais Beet à t il profité d’ameillorations ?
Le scénario reste simple et ne fera pas fondre vos méninges avec une histoire débordante de personnages, lieux ou techniques mais ne fera pas preuve d’une réelle ameilloration, Fly et Beet : même combat !
Par contre, en 5 ans, et même 12 depuis ses débuts (je sais compter :D) le dessinateur Kôji Inada a gagné en pureté et netteté.
Le trait est fin, propre, sur, et les scènes d’action sont moins brouillonnes, plus amples.
Il a donc reussit a s’élever au rang de la nouveautée, n’hésitant pas a utiliser des doubles pages comme dans les shônens actuels.

Avis aux amateurs, Beet remet a jour un Fly poussiéreux avec un talent propre à notre duo, que du bonheur !