Le printemps made in japan

Le printemps made in japan

19 mai 2012 0 Par misaki03

 

 

 

Au Japon le printemps est une saison très attendue.

La floraison des sakura (cerisier en japonais) commence à Okinawa en janvier et atteint Kyoto et Tokyo à la fin du mois de mars ou en début d’avril. Puis, elle progresse vers le nord pour atteindre Hokkaido quelques semaines plus tard. Les Japonais prêtent une grande attention à ces prévisions.

Les sakura, qui constituent un symbole japonais bien connu et omniprésent, sont représentés de manières très diverses sur les kimonos, les articles de papeterie et la vaisselle.

 

sakura

 

Il est de tradition chez les Japonais de pique-niquer sous les sakura en famille ou avec des amis, tout en admirant les magnifiques arbres en fleurs.

Cette activité s’appelle Hanami, c’est-à-dire regarder (mi) les fleurs (hana).

Hanami est la coutume traditionnelle japonaise d’apprécier la beauté des fleurs, où « fleur » signifie presque toujours les fleurs de cerisier. À partir de fin mars ou début avril, les sakura entrent dans la pleine floraison partout dans le Japon. De nos jours, le hanami se résume souvent à profiter de cette saison pour faire la fête sous les cerisiers en fleur.

 

 

Un peu d’histoire :

samurai cerisier

Autrefois, la fleur du cerisier était l’emblème des samouraïs.

Elle symbolise la beauté éphémère car la floraison des cerisiers est très belle quoique très passagère.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le sakura était un symbole servant à motiver le peuple japonais. Les pilotes nippons le peignaient sur les flancs de leur avion avant de partir pour une mission suicide, en tant que symbole de beauté et de nature éphémère. Le gouvernement encourageait les Japonais à croire que l’âme des soldats morts au combat se réincarnait en fleurs de cerisier. Aujourd’hui encore, les militaires et les policiers utilisent ces fleurs comme emblèmes, drapeaux et insignes à la place de classiques étoiles.

 

 

Haiku japonais sur le printemps :

« Le printemps qui s’éloigne, hésite parmi les derniers cerisiers. » Yosa Buson, 1716-1783